Les locaux à usage d’entrepôt sont destinés au stockage et à la logistique. Apparu à la fin des années 60’, ils permettent l’externalisation des stocks.
L’accélération de la consommation de masse dans les années 70’ entraine la généralisation de leur utilisation, en faisant de l’entrepôt un actif immobilier à part entière.
Dans les années 80’, les locaux se modifient pour s’adapter aux contraintes nouvelles telles que le conditionnement des marchandises et le développement de la palettisation permettant une meilleure rationalisation de l’espace.
Les entrepôts sont majoritairement localisés en périphérie des grandes agglomérations, à proximité des axes autoroutiers.
Ces actifs sont soumis à la réglementation des ICPE définissant pour chaque classe de produits des rubriques. La principale rubrique rencontrée est la 1510 concernant le stockage de matières, produits ou substances combustibles dans des entrepôts couverts.
Pour être soumis à la réglementation, les entrepôts doivent, à minima, contenir 500 tonnes de matières combustibles. Selon le volume cumulé, on distingue les entrepôts soumis à :
– Déclaration : lorsque le volume de l’entrepôt est compris entre 5 000 et 50 000 m3 ;
– Enregistrement : lorsque le volume de l’entrepôt est compris entre 50 000 et 300 000 m3.
– Autorisation préfectorale : dès que le volume de l’entrepôt est supérieur à 300 000 m3.
On trouve principalement 2 types de preneurs :
– Le logisticien : Organisateur et gestionnaire dont la tâche est d’optimiser le déplacement ou le stockage des biens, matières premières ou produits finis pour réduire au maximum les coûts d’une entreprise (Kuehne Nagel, ND, Geodis etc…).
– Le chargeur : Industriel ou grand distributeur (ex: Décathlon, Hygena, Intersport, Gifi…)
En dehors du critère de l’emplacement l’Expert devra examiner dans quelle catégorie d’entrepôt l’actif évalué se situe, ainsi que le rapport entre la taille du terrain par rapport au bâti, sans oublier la constructibilité résiduelle disponible.


