Groupe ABC.

Au plus près de la valeur de votre bien

  •  cabinets associés
  •  collaborateurs
  •  experts immobiliers
  •  bureaux, dont 4 dans les Dom-Tom
  •  années d’expérience
  •  experts judiciaires près la Cour d’appel
  •  experts accrédités RICS
  •  experts membres de l’IFEI
  •  expert membre de la CEF
  •  M€ HT de chiffre d’affaires annuel
  •  expertises/an

Qui ?

Le Groupe ABC, est un Groupement d’Experts immobiliers indépendants présents sur Paris, les Régions, ainsi que les Dom-Tom.

Il regroupe 8 cabinets d’Expertise associés et près de 70 collaborateurs intervenant sur l’Expertise de tous types de biens : résidentiel, commercial, tertiaire, industriel, hôtellerie, établissements de loisirs et de santé, charges foncières et terrains.

Les Experts du Groupe ABC appartiennent aux associations professionnelles de référence en évaluation immobilière (RICS, IFEI, CEIF, CNEJI et CEF).

Ils réalisent des Expertises dans un contexte amiable ou judiciaire pour le compte de clients privés et institutionnels.

Quoi ?

  • Immeubles bâtis
  • Terrains
  • Droits immobiliers

Comment ?

  • Comparaison
  • Rendement
  • Discounted Cash Flow
  • Bilan Promoteur
  • Ratios Professionnels
  • Sol + Construction
  • Term & reversion et hard core & top slice
  • Droit au bail

Contextes d’intervention

Nos clients

  • Clients privés & investisseurs patrimoniaux
  • Investisseurs institutionnels
  • Grands propriétaires utilisateurs
  • Entreprises, enseignes commerciales & commerçants
  • Administrations publiques & collectivités territoriales
  • Établissements financiers, mutuelles & assurances

Une équipede 8 cabinets d’expertise associés

Portrait de Albert MALAQUIN
Secteur Grand Paris
Albert
MALAQUIN
RICSIFEI

Expert Immobilier
Chartered surveyor
Expert judiciaire près la Cour d’appel de Paris
Président de l’IFEI

Portrait de Richard CORNET
Secteur Grand Ouest
Richard
CORNET

Expert Immobilier Senior

Actualités

Réal Valuation
Guillaume Thériez – 18/11/2025

Frais de notaire : de quoi sont-ils constitués ?

Les impôts et les taxes

Lors d’une transaction immobilière, l’acheteur règle des frais d’acquisition dont la majeure partie ne revient pas au notaire et est non négociable.

– Les frais d’acquisition sont constitués à près de 80 % ou plus par les droits d’enregistrement ou de mutation (les Droits de mutation à titre onéreux ou DMTO).

– Ces DMTO comprennent notamment la Taxe de publicité foncière (TPF) et les droits d’enregistrement, collectés par le notaire qui les reverse aux collectivités territoriales (département, commune, éventuellement État).

– Pour les biens anciens, le taux « standard » des DMTO sur le prix de vente était jusqu’alors ~4,50 % pour la part départementale. Mais, à compter du 1er avril 2025, une réforme permet aux départements de relever cette part jusqu’à 5 %.

– En pratique, le taux global des DMTO (part départementale + part communale + frais de recouvrement) peut s’élever à 6,319 % dans les départements qui ont appliqué le nouveau plafond dès 2025.

– Cette hausse reste optionnelle pour chaque département et concerne les actes authentiques signés entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2028.

– Les primo-accédants (acquéreurs de leur première résidence principale) sont exclus de cette hausse dans certains cas : le décret-loi prévoit que les départements peuvent prévoir une exonération ou réduction pour cette catégorie.

 

La rémunération du notaire

– Les honoraires (“émoluments”) du notaire restent calculés selon le barème réglementaire en vigueur (arrêté du 28 février 2020).

 

Exemple de tranches :

– Jusqu’à 6 500 € : 3,870 %

– De 6 500 à 17 000 € : 1,596 %

– De 17 000 à 60 000 € : 1,064 %

– Au-dessus de 60 000 € : 0,799 %

 

– Ces émoluments peuvent être minorés d’une remise allant jusqu’à 20 % pour la part calculée sur les sommes supérieures à 100 000 €.

– À noter : même avec les barèmes qui n’ont pas changé, la partie « notaire » reste minoritaire dans les frais totaux, souvent ~10 % ou moins des frais d’acquisition globaux.

 

Les frais et débours

– Il s’agit d’une provision que l’acheteur règle au notaire afin de couvrir les divers frais : timbres fiscaux, courriers, consultation cadastre, etc.

– En général, ces frais et débours représentent l’ordre de ~10 % des frais d’acquisition globaux.

– Le notaire rend le solde non utilisé, ou peut demander un complément si la provision était insuffisante.

 

Des frais d’acquisition réduits dans le neuf

– Les composants sont les mêmes (taxes, émoluments, débours), mais le taux global est beaucoup plus faible.

– En effet, pour un bien neuf ou une VEFA (vente en état futur d’achèvement), les frais d’acquisition sont souvent compris entre 2 % et 3 % du prix de vente.

– Cette économie vient principalement d’un taux réduit de TPF/DMTO dans le neuf.

– Exemple : pour les appartements ou maisons de moins de 5 ans, n’ayant jamais été cédés, le taux réduit était de 0,71 % dans certains cas.

– Pour les autres biens neufs le taux max autorisé s’élevait à ~5,81 % pour l’ancien.

 

Mises à jour 2025 à insérer

– Le taux de base au-delà duquel les départements peuvent s’élever est désormais de 5 % pour la part départementale des DMTO.

– Le taux global des frais d’acquisition pour l’ancien peut désormais atteindre ~6,31 % selon les départements.

– L’entrée en vigueur : actes authentiques signés à compter du 1er avril 2025 (et dans certains départements après en mai/juin).

– Le bien neuf continue de bénéficier de frais réduits, mais il est important de vérifier localement si la réduction (0,71 %) s’applique encore dans votre département.

– Il est désormais plus important que jamais d’anticiper ces frais dans votre budget d’acquisition, notamment si vous achetez un bien ancien dans un département ayant voté la hausse.

Réal Valuation
Guillaume Thériez – 18/11/2025

Dévalorisation des actifs “bruns” en 2025 : un enjeu majeur pour l’expertise immobilière

En 2025, la question de la performance énergétique est devenue l’un des sujets centraux de l’expertise immobilière. Les actifs dits « bruns », c’est-à-dire les immeubles énergivores ou non alignés sur les standards ESG actuels, connaissent une dévalorisation bien plus marquée que par le passé. Cette baisse de valeur n’est plus seulement conjoncturelle : elle est désormais structurelle, alimentée par un cadre réglementaire toujours plus exigeant, par l’évolution des préférences des utilisateurs et par le durcissement des critères des financeurs. Les actifs les plus anciens ou techniquement obsolètes, notamment les bureaux construits entre les années 1970 et 2000, les logements classés F ou G ainsi que certaines surfaces commerciales ou industrielles peu performantes, sont les premiers concernés. Dans de nombreux marchés, les décotes observées atteignent désormais 20 à 40 %, voire davantage lorsque la rénovation s’avère particulièrement lourde ou difficilement réalisable.

 

Cette dépréciation trouve son origine dans une combinaison de facteurs. Sur le plan réglementaire, le durcissement progressif des normes – qu’il s’agisse du décret tertiaire, des obligations de performance énergétique dans le résidentiel ou des exigences issues de la taxonomie européenne – limite fortement les possibilités d’exploitation des bâtiments non conformes. Parallèlement, les entreprises, soucieuses de réduire leur empreinte carbone et de respecter leurs engagements RSE, se détournent massivement des immeubles énergivores, ce qui creuse la vacance et réduit l’attractivité locative des actifs bruns. Enfin, les financeurs eux-mêmes renforcent leurs exigences : les banques appliquent des conditions de prêt plus strictes, réduisent les ratios de financement et, dans certains cas, excluent totalement les actifs non durables de leur politique d’investissement. L’actif brun devient alors non seulement moins rentable, mais aussi plus risqué et parfois difficile à financer.

 

Ces évolutions bouleversent profondément le travail de l’expert immobilier. L’analyse de la valeur ne peut plus se limiter à l’état actuel du marché : elle doit intégrer de manière fine les investissements nécessaires pour atteindre les seuils réglementaires futurs. L’expert est désormais amené à chiffrer précisément les CapEx liés à la rénovation énergétique, à mesurer l’écart entre la performance actuelle et les objectifs à atteindre, et à apprécier la faisabilité technique des travaux. Cette approche conduit de plus en plus souvent à présenter plusieurs scénarios de valorisation, en distinguant la valeur « as is » – généralement fortement décotée – de la valeur post-rénovation ou encore des hypothèses de reconversion lorsque la remise à niveau énergétique s’avère irréaliste. L’impact sur les taux de rendement est également significatif : les actifs bruns se voient appliquer des primes de risque importantes, entraînant un élargissement substantiel de leur taux de capitalisation.

 

Face à cette situation, les propriétaires n’ont que trois stratégies possibles. La première consiste à engager une rénovation lourde pour repositionner l’actif dans la catégorie « green », une option viable principalement dans les zones où la demande est suffisamment dynamique pour absorber l’investissement. La seconde repose sur la reconversion du bâtiment vers d’autres usages : logement, résidence gérée, hôtellerie, coliving ou encore activités, lorsque la structure ou la localisation s’y prêtent. La troisième option consiste à arbitrer, c’est-à-dire vendre l’actif en l’état à un investisseur opportuniste capable de supporter la charge des travaux ou d’envisager un changement d’usage.

 

Ainsi, en 2025, la notion de « valeur verte » n’est plus une thématique émergente mais un véritable pivot pour l’ensemble du marché immobilier. La performance énergétique devient un facteur de valeur aussi déterminant que la localisation ou la qualité architecturale. Les immeubles performants bénéficient d’une demande soutenue, de loyers plus élevés, de taux plus bas et d’un meilleur accès au financement ; à l’inverse, les actifs bruns voient leur valeur s’éroder rapidement. Pour les experts immobiliers, cela implique une évolution profonde des méthodes d’évaluation et une intégration systématique du risque énergétique et environnemental. La valeur d’un bâtiment dépend désormais autant de son efficacité énergétique que de ses mètres carrés.

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